Mon séjour avec Johnson & Johnson en Afrique du Sud

Influencer Association Humanitaire

Début décembre, j’ai été invitée par Johnson & Johnson en Afrique du Sud pour un voyage presse hors du commun…

En toute franchise, avant d’être contactée pour le programme « Live Healthy, Live Well » de Johnson & Johnson en Afrique du Sud, je ne connaissais pas du tout la marque. Et pourtant, Johnson & Johnson (aussi connu sous le nom de J&J) est l’une des plus grandes entreprises pharmaceutiques au monde. Avec plus de 130 ans d’expérience, ils sont reconnus pour leurs cosmétiques, leurs produits d’hygiène mais aussi pour leurs matériels médicaux. J&J possède aussi de nombreuses marques que vous connaissez sûrement telles que Le Petit Marseillais, le laboratoire RoC ou encore Neutrogena.

Mais l’aventure Johnson & Johnson en Afrique du Sud ne portait pas sur leurs cosmétiques ni sur leurs produits… Il s’agissait de comprendre leurs valeurs et de découvrir leurs actions humanitaires en allant sur le terrain. Allez, je vous embarque ?

Musée Maropeng Afrique du Sud

Pourquoi l’Afrique du Sud ?

L’univers a été créé il y a 14 milliards d’années, notre chère planète Terre il y a 4,6 milliards d’années et les premiers signes de vie datent d’il y a 3,8 millions d’années. Pour l’espèce humaine, tout a commencé sur le continent Africain où l’on a retrouvé les plus vieux fossiles de tous les temps ! L’Afrique est le berceau de l’humanité, la terre de tous nos ancêtres et nos racines à tous.

Notre séjour avec Johnson & Johnson en Afrique du Sud a ainsi commencé par la découverte du musée Maropeng, « Cradle of Humankind World Historic Site », afin d’en apprendre plus sur l’histoire de l’humanité… Cette petite visite m’a rappelé mes cours de Sciences de la Vie et de la Terre (team Bac S) ! Mais croyez-moi, pendant tout le reste du séjour, j’ai énormément appris sur les conditions de vie, les problématiques et les enjeux de santé en Afrique du Sud…

On ne se rend pas compte de la chance qu’on a en France avec nos services de santé… En Afrique du Sud, les inégalités entre le système privé et public sont déconcertantes. Les dépenses et le personnel de santé sont les mêmes dans les deux secteurs alors qu’il n’y a que 9 millions de patients concernés par le privé contre 45 millions par le public.

Pour se soigner en Afrique du Sud, c’est le parcours du combattant. Il n’y a pas de rendez-vous : premier arrivé, premier servi. Sauf que lorsqu’il y trop de monde, les cliniques ferment leurs portes et ne prennent plus de patients. Ainsi, quand on a besoin d’une consultation d’urgence, non seulement il faut parfois faire plus de 60km pour trouver une clinique, mais celle-ci peut-être dans l’incapacité de vous recevoir…


Une problématique en amenant une autre : l’Afrique du Sud est le pays le plus touché par le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) du monde avec près de 17 millions de cas. Pour info, la différence entre le VIH et le SIDA est le stade de l’infection : une personne qui a le SIDA a nécessairement le VIH mais pas l’inverse. Ce que j’ignorais totalement, c’est que les personnes touchées par le VIH qui prennent un traitement adapté quotidiennement peuvent ainsi vivre « presque normalement » et même ne plus transmettre le virus ! Mais malheureusement, en Afrique du Sud, de nombreuses personnes ne sont même pas au courant qu’ils sont porteurs du virus et d’autres n’ont pas accès aux traitements…

Unjani Clinique Johannesburg

Les cliniques Unjani

« Unjani » signifie « Comment ça va ? » en Zulu et Xhosa. Il faut savoir que l’Afrique du Sud est un pays multilingue avec 11 langues officielles dont la plus parlée est le Zulu. Les cliniques Unjani portent donc bien leurs noms car elles ont pour vocation de prendre soin de la santé globale des patients : du bien-être mental, physique et spirituel.

Les cliniques Unjani permettent de luter contre les inégalités d’accès aux soins en proposant des consultations médicales professionnelles et abordables dans des zones reculées. Aujourd’hui, il y a 55 cliniques Unjani dans 6 des 9 provinces d’Afrique du Sud.

Chacune des cliniques est habilitée pour :
– diagnostiquer et traiter la plupart des maladies ;
– prodiguer les premiers soins ;
– suivre les grossesses et la santé des bébés ;
– vacciner les nourrissons et les adultes ;
– faire des tests de dépistage du VIH ;
– prendre en charge les personnes séropositives…

Tous les mois, c’est plus de 30 000 patients qui passent par la case Unjani.


Mais ce n’est pas tout ! Les cliniques Unjani permettent aussi de créer de l’emploi pour les femmes. J’ai eu la chance de rencontrer l’une d’entre elles dans une clinique située à 1h de route de Johannesburg. Patricia est infirmière et directrice de sa clinique Unjani depuis déjà 3 ans et m’a raconté son histoire.

Unjani Clinique Infirmière

Pour commencer l’aventure Unjani, Patricia a d’abord dû passer l’étape du recrutement. Pour postuler, il est indispensable d’avoir le diplôme universitaire d’infirmière et un minimum de 5 ans d’expérience. Des compétences informatiques basiques, des qualités communicationnelles et un esprit entrepreneurial sont aussi nécessaires. En plus de cela, il faut réaliser une étude de marché pour démontrer la fiabilité de l’ouverture d’une clinique dans le lieu choisi en fonction de la population, de la démographie et des autres établissements de santé à proximité.

Une fois son profil et son projet validé par l’équipe Unjani, l’aventure est lancée ! Une convention de développement est signée sur 5 ans et comprend le don d’une infrastructure et de matériel médical. C’est là que Johnson et Johnson intervient dans son partenariat avec Unjani puisqu’ils mettent à disposition des ressources matérielles et financières. Ainsi, les infirmières ont un salaire assuré pendant leurs 2 premières années d’activité, même si la clinique n’est pas économiquement viable.

Et si Patricia souhaite déménager ? C’est possible puisque l’infrastructure de la clinique est un container en tôle. Cela permet non seulement de réduire considérablement les coûts comparés à ceux d’une construction classique, mais aussi d’offrir une certaine mobilité aux propriétaires qui peuvent emporter leur clinique avec elles.

Aujourd’hui, Unjani a formé 58 infirmières entrepreneures comme Patricia, toutes dévouées pour la santé des autres. Grâce elles, plus de 200 personnes sont employées… Et ce n’est que le début puisque l’objectif d’Unjani serait d’atteindre le cap des 100 cliniques à la fin de l’année 2020 !

Mothers2Mothers Association Afrique VIH
Guru, Nozi & Babalwa

L’association Mothers2Mothers

Mothers2Mothers a été créée à Cape Town en 2001 pour éduquer les femmes enceintes atteintes du VIH à ne pas le transmettre à leurs enfants. Cette association est présente en Afrique du Sud mais aussi dans des pays voisins (Eswatini, Kenya, Lesotho, Malawi, Mozambique, Ouganda et Zambie). Depuis 2005, Johnson & Johnson soutient Mothers2Mothers, notamment grâce à de généreuses donations (1,5 Million de Dollars chaque année).

Comme l’accès aux établissements de santé est problématique en Afrique du Sud, la plupart des femmes sont diagnostiquées porteuses du VIH lorsqu’elles sont obligées d’aller consulter, c’est-à-dire, lorsqu’elles sont enceintes… Imaginez le choc d’apprendre lors de votre première consultation de grossesse que vous êtes séropositive… C’est en soi, quelque chose d’énorme à digérer.

Pour leur venir en aide, plus de 3000 « Mentor Mothers » sont employées et formées par Mothers2Mothers. Ces mentors ont, elles aussi, déjà vécu l’étape du diagnostic, de la grossesse, de l’accouchement et ont réussi à ne pas transmettre le VIH à leurs enfants. Le rôle des mentors est primordial puisqu’il s’agit de veiller à ce que les femmes et leurs familles aient les informations nécessaires pour que la prochaine génération ne soit pas touchée par le VIH.

Grâce à l’accompagnement de Mothers2Mothers, des milliers de mères se battent quotidiennement pour la santé de leurs enfants. J’ai eu la chance de rencontrer Nelisiwe, Guru, Babalwa et Nozi à Dark City (La Ville des Ténèbres). C’est un quartier défavorisé à 1h30 de Johannesburg qui porte ce nom car dans les années 80, il n’y avait pas d’électricité : ni les rues, ni les maisons n’étaient éclairées.

Mothers2Mother Afrique du Sud

Nelisiwe est séropositive. Elle nous a parlé de l’aide qu’elle a reçue de la part de Mothers2Mothers et Mom Connect qui est un programme officiel développé par le ministère national de la santé d’Afrique du Sud. Mom Connect permet à toutes les femmes enceintes de recevoir des conseils et des informations liées à la santé sous forme de messages WhatsApp. C’est un service ouvert à toutes, interactif, digital et gratuit, disponible dans les 11 langues officielles du pays.

Ainsi, Nelisiwe nous a expliqué qu’elle avait pu allaiter les 6 premiers mois de la naissance de son enfant en lui donnant exclusivement du lait maternel. En effet, en prenant son traitement scrupuleusement et quotidiennement, les risques de transmissions sont quasi-nulles et le nourrisson peut ainsi profiter de tous les bénéfices du lait maternel. Ce sont les recommandations sanitaires en Afrique du Sud : non seulement il y a des avantages pour la santé de bébé, mais en plus, c’est abordable (pas de dépenses supplémentaires) et pratique (car l’eau n’est pas potable pour faire les biberons).

J’ai aussi rencontré Guru, qui est passée par les mêmes épreuves que Nelisiwe. Fière de son combat, elle a décidé à son tour de devenir un mentor pour motiver, encourager, éduquer et soutenir d’autres mères. Cela lui permet aujourd’hui d’être une femme épanouie et accomplie grâce à son travail. Mothers2Mothers met un point d’honneur à professionnaliser les femmes séropositives pour réduire la stigmatisation et les discriminations liées au VIH. Mais attention, le but n’est pas de faire de chaque femme un mentor mais que chaque individu soit en bonne santé, aussi bien les mères que les enfants.

La femme qui m’a le plus émue, c’est Nozi. Je me dois de vous raconter son histoire tant elle m’a prise aux tripes. Nozi a été diagnostiquée porteuse du VIH à 19 ans, alors qu’elle était enceinte. Elle a tout de suite été épaulée par Mothers2Mothers et a rencontré Babalwa, son mentor, sans qui elle ne serait pas la personne qu’elle est devenue… Nozi a été mentor pour Mothers2Mothers pendant 7 ans, puis elle a décidé de reprendre ses études en communication (en Afrique du Sud, les études sont très chères : Nozi n’aurait pas pu se les offrir sans son emploi en tant que mentor). Une fois diplômée, Nozi a rejoint l’équipe communication de Mothers2Mothers. Aujourd’hui, elle représente l’association à l’étranger en tant que porte-parole. Elle a même rencontré Barack et Michelle Obama pour la petite anecdote ! Son parcours est juste incroyable et si inspirant…

Mothers2Mothers a réussi à apporter une solution pour freiner la transmission mère-enfant, mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. La pauvreté, le manque d’informations sanitaires, les relations inter-générationnelles, la polygamie, la prostitution, la place de la femme dans la société Sud Africaine contribuent toujours au développement du VIH…

Saviez-vous qu’en Afrique du Sud, 2000 jeunes filles de 10 à 24 ans sont diagnostiquées séropositives CHAQUE SEMAINE ? Ces chiffres donnent froid dans le dos et je ne sais pas ce qui m’attriste le plus entre l’âge des plus jeunes filles touchées (10 ans seulement) et le nombre astronomique de cas…

Aujourd’hui, tout le monde doit être concerné, et pas uniquement les mères. Il faut aussi éduquer les pères, les familles, les belles-mères, les jeunes filles et surtout les garçons. Comme dirait Nozi : « Mothers2Mothers doit faire en sorte d’apporter des solutions sanitaire aux jeunes filles pour lutter contre les transmissions du VIH. Cependant, il ne faut pas que les garçons soient laissés de côté. »

Influenceur International

La team Johnson & Johnson

Quel honneur d’avoir été choisie pour représenter la France pour ce séjour avec Johnson & Johnson en Afrique du Sud ! Cela fait bientôt 3 ans que je dédie une partie de mon temps bénévolement à mon association à but non lucratif Happy Running Crew pour motiver des gens à faire du sport (seul ou en groupe) dans la joie et la bonne humeur.

Avec moi, il y avait une quinzaine de personnalités, blogueurs et journalistes venus des 4 coins du monde : Afrique du Sud, Kenya, Nigeria, Inde, Angleterre, États-Unis… J’ai eu la chance de rencontrer des nanas en or, des sportives, des mamans, qui font bouger les choses dans leur pays en partageant leurs bonnes ondes. Je me suis nourrie de toutes ces rencontres, mes acolytes influenceurs, toutes les personnes qui dédient leurs quotidiens à la santé des autres chez Johnson & Johnson, Mothers2Mothers et Unjani…

Sans oublier ce déjeuner avec Danai Gurira, l’actrice américaine mondialement connue pour ses rôles dans The Walking Dead, Black Panther, Avengers… Danai nous a parlé de son enfance au Zimbabwe, de son engagement avec Johnson & Johnson depuis 2016 pour un monde sans VIH et de sa « carrière ». Je mets des guillemets volontairement sur ce terme car Danai nous a expliqué qu’elle n’avait pas de carrière mais plutôt une mission qui lui a été confiée au cours de sa vie, qu’elle poursuit avec passion et authenticité. Une philosophie qui a vraiment fait écho en moi…

Pour finir en beauté ce séjour, j’ai eu la chance de participer au Global Citizen Festival organisé pour l’anniversaire de Nelson Mandela avec notamment Pharell William, Beyonce, Jay-Z, Usher, Ed Sheran… Danai a même accompagné Johnson & Johnson sur scène pour annoncer qu’ils travaillaient actuellement sur un vaccin contre le VIH afin de l’éradiquer d’ici à 2030… Car aujourd’hui, malgré les progrès dans le traitement et la prévention du VIH, on recense 1,8 million de nouveaux cas chaque année dans le monde. Il est temps de faire du VIH de l’histoire ancienne. #MakeHIVhistory.

Vous imaginez à quel point je suis rentrée grandie et inspirée de ce séjour avec Johnson & Johnson en Afrique du Sud. J’ai pris mon temps pour vous raconter tout ça car j’avais besoin de digérer ce que j’avais vécu pour mieux vous le retransmettre. J’espère de tout coeur que cet article éveillera votre curiosité et vous touchera un tout petit peu.

N’hésitez surtout pas à me dire en commentaire ce que vous avez pensé/appris de cet article, si vous avez des expériences à partager qui peuvent aider d’autres personnes ou tout simplement si vous avez apprécié cette lecture.

Je vous laisse avec quelques images du séjour.

À très vite,
Chloé

Johannesburg Dark City
Afrique du Sud voyage blogueurs

PS : mon t-shirt « La Vie En Rose » est un KAIPIH (broderies Made In France)