Mon parcours scolaire

Master communication web
Petites curieuses ! Vous êtes nombreuses à me demander comment se passe mon travail en free-lance et ce que j’ai fait comme études. Puisque je suis fraîchement diplômée, je n’ai pas encore assez de recul pour vous parler de mon job actuel mais je peux néanmoins vous raconter mes aventures post-bac et vous présenter mon parcours scolaire.

 

Licence information et communication

Sans vous recracher mon CV, après mon BAC S obtenu en 2008, je me suis dirigée en licence ISIC (Institut des Sciences de l’Information et de la Communication) à l’université Montaigne de Bordeaux 3.

Le plan, à la base, c’était de rentrer dans un master de marketing sans passer par une école privée à X mille euros l’année. Il fallait donc que je valide un BAC+3. La licence ISIC était accessible sur dossier, le programme semblait diversifié, intéressant et peu barbant : BANCO ! J’ai donc postulé un peu par hasard, mais comme le hasard fait bien les choses : ça l’a fait.

Pas mal de cours théoriques comme de la socio, psycho, science de l’information, communication, avec quelques ovnis au programme comme des cours d’histoire de l’art et d’imprimerie dans le but de renforcer la culture générale. Les amphis n’étaient pas surpeuplés (environ 150 étudiants) et nous étions souvent en petits groupes lors des TD pour des cours de langues ou des enseignements plus techniques sur la création de contenu multi-média, la recherche d’information, la méthodologie. On avait même des cours pour créer un blog sur Worpdress (comme je suis une mauvaise élève, j’ai fait le mien sur Blogger aherm)… C’est grâce à cette licence que j’ai découvert la blogosphère et que je me suis lancée comme une grande en juin 2010, motivée et curieuse comme jamais (mais ça, c’est une autre histoire).

Pendant ma troisième année de licence, j’ai eu l’opportunité de faire 2 stages. Le premier en tant que community manager pour une créatrice de mode (à mi-temps en parallèle de mes cours). Le second pour mon stage de fin d’études où j’étais rédactrice web d’un site communautaire mode, beauté et lifestyle à Paris.

Avec le recul, je trouve que cette licence m’a énormément apporté. Mon approche des médias et de la télévision a réellement évoluée suite aux cours d’Étude des Médias de 2ème année (sociologie des médias, économie des médias, comprendre la TV : système, audience et programmation). Cette formation fonctionne beaucoup sur le travail en groupe et les exposés oraux ce qui est un excellent entraînement lorsque l’on veut travailler en communication.

 

Années sabbatiques/sympathiques

Seul regret de ma licence : ne pas être partie en ERASMUS. J’ai voulu faire les démarches mais il était trop tard dans le calendrier scolaire. Alors pour la peine, je ne me suis (vraiment) pas pressée à continuer mon cursus.

Fin 2011, je suis partie vivre un trimestre à Bournemouth pour un séjour linguistique en Angleterre. J’avais parlé de mon expérience dans cet article où vous trouverez tous les détails sur les démarches, le programme, les cours et mon ressenti à chaud. Si c’était à refaire, je partirais dans le cadre d’un programme work+school qui était aussi proposé à mon école et pour une plus longue durée.

Début 2012, j’étais de retour en France avec pour objectif de reprendre mes études pour l’année scolaire prochaine. Cela entraînait donc de sélectionner rapidement les formations qui me plaisaient et de commencer à faire mes dossiers. Je me suis inscrite en fac d’Anglais avec la ferme intention de continuer à pratiquer la langue. Mais il s’est avéré qu’à la fac d’anglais, on apprend l’anglais en parlant français. Je n’ai pas tenu très longtemps dans les cours de grammaire, de conjugaison et d’histoire de l’Angleterre donnés en langue française… Parallèlement, j’ai trouvé un job étudiant au Mac Donald. La casquette m’allait à ravir, j’étais aussi habile au drive, qu’en caisse qu’en ligne frit.

Et mes dossiers de candidature dans tout ça ? Et bien non, je ne le sentais pas. J’avais encore la tête en Angleterre et je ne me voyais pas du tout retourner dans un amphithéâtre à la rentrée 2012/2013. Pour autant, je ne me suis jamais dit que j’allais arrêter mes études ! Je n’avais pas fait une licence généraliste pour en rester là. Un BAC +5 m’attendait, quelque part mais pas maintenant…

Alors à la place de faire mon dossier pour un master, je l’ai fait pour un job d’assistant de langue en Angleterre. Et c’est ainsi qu’à la rentrée 2012, je traversais à nouveau la Manche pour une autre aventure ! Idem, je vous l’ai déjà raconté dans cet article 😉

2012/2013, je vivais à Bedford, je travaillais 12h/semaine pour un très bon salaire (800£ soit 1000€ par mois), je voyageais beaucoup aux 4 coins du Royaume-Uni, j’avais du temps pour moi et pour mon blog. Tout allait bien dans le meilleur des mondes ! C’est vraiment une expérience que je recommande à 300%… Et cette année-là, oui messieurs dames, j’ai fait mes dossiers pour retourner sur les bancs de la fac !

Master web éditorial poitiers

Choisir son master

Ce n’était pas une mince affaire de trouver une formation qui allait me plaire. Après 2 ans OFF, je tenais tout de même à retourner à la fac dans le but de me spécialiser dans un domaine qui me passionnait : la toile, le ouéb, Internet. J’avais soif d’apprendre mais je ne voulais pas me tromper.

Alors j’ai fait des recherches tout simplement avec Google pour me constituer une liste d’une dizaine de masters susceptibles de m’intéresser. Mes critères de sélection étaient les suivants : écarter toutes les formations privées payantes et me spécialiser en communication web. Je me rappelle en avoir repéré un peu partout en France et je n’aurais pas hésité à poser mes valises à Dijon ou Toulon si le contenu des cours en valait la chandelle ! Forcément, les programmes affichés sur les sites de présentation des masters semblaient tous trèèèèès intéressants. Alors j’ai voulu connaître l’envers du décor en sollicitant des anciens élèves des formations que j’avais pré-sélectionnées. Pour cela, je suis allée sur LinkedIn pour demander des avis. J’ai rayé quelques masters de ma liste mais j’en ai surtout placé un en ligne de mire : le master web éditorial de Poitiers. Je remercie May de m’avoir bien renseignée sur cette formation et je vous conseille d’aller lire ses articles à ce sujet ICI.

J’ai
fait mes candidatures à distance avec le statut « reprise d’étude ». Les masters à la fac sont sélectifs et les places limitées, c’est pourquoi j’ai postulé dans 7/8 formations différentes. Une fois mon dossier retenu, il fallait souvent passer des entretiens en plus. Le premier dans mon agenda était celui de Poitiers. Le jour même je recevais la confirmation par mail de mon acceptation à ce master. Je n’ai donc passé aucun autre entretien puisque j’avais obtenu mon préféré.

Master Web éditorial à Poitiers

Dans Master Web éditorial à Poitiers il y a « master web éditorial » et … « Poitiers ». La ville que j’ai toujours évitée ! Ayant obtenu mon BAC dans un lycée en Charente Maritime, l’académie de Poitiers, j’aurais pu y aller dès la licence. Sauf que Poitiers, c’est petit, c’est gris, c’est moche. Et ben FAUX mon ami ! Après y avoir vécu 2 ans, je peux vous dire que Poitiers, c’est très charmant. Un parfait terrain de jeu pour la course à pied avec dénivelé, des endroits cosy pour déjeuner, bruncher ou boire le thé et quelques bars sympatoches… De toute façon, quand on est étudiant, c’est assez simple de se faire à une ville. Surtout quand on a la chance d’avoir des camarades de classe et d’apéro très très cools (coucou Justin, Cécile, Marine, Ronan, Sylvain, Maxime, Mélanie, Lulu and co!).

Nous étions une promo de 18 avec des profils très variés. Certains venaient de fac de lettres, d’informatique, de communication, d’histoire… Nous avions 2 ans pour travailler ensemble afin de partager nos forces et s’aider à palier nos faiblesses. Mon cas était le suivant : avec ma licence, mes stages et mon blog, j’étais à l’aise en communication et en rédaction mais je voulais acquérir des compétences plus techniques (codage, référencement, graphisme).

La première année a été assez difficile, notamment à cause des cours mutualisés. Moi qui pensais rentrer dans le vif du sujet avec un master spécialisé, je me retrouvais en amphi, le cul sur une chaise, avec des enseignements théoriques que j’avais, pour certains, déjà vus en licence…

Heureusement, nous avions des cours liés à notre spécialité en salle informatique (Maîtrise Avancée du Web). J’ai enfin pu tâter du HTML, CSS, Javascript, PHP, faire des audits de sites web et apprendre les bonnes techniques de référencement grâce à Mathieu Chartier, comprendre l’ergonomie et l’UX design, utiliser Photoshop, SublimeText, etc. (voir le détail du programme). Les cours en salle info étaient vraiment cools et les intervenants pointus. Bien sûr, nous n’avions que des cours d’initiation. On ne devient pas UX designer en un claquement de doigts. En revanche, toutes les bases étaient posées pour pouvoir creuser le sujet comme des grands après les cours. L’idée, c’est que l’on ne pouvait pas être experts dans tous les domaines mais que l’on devait tous les connaître pour pouvoir être de polyvalents, compétents et professionnels chefs de projet web (voir la fiche métier).

Un autre point positif de ce master sont les nombreux projets en groupe (création de site web), exposés (à l’oral avec PPT) et mises en situation (gestion de projet). C’est une bonne opportunité pour apprendre et progresser.

Pour valider le master, il faut rédiger et soutenir un mémoire de fin d’étude. Les sujets étaient aussi variés que les profils des étudiants de ma classe. J’ai choisi de travailler sur l’intérêt pour les marques d’une présence sur Instagram pour atteindre leurs objectifs commerciaux, générer de la visibilité et de l’engagement.

La seconde année du master est basée sur un calendrier favorable à l’alternance. En revanche, il n’est pas obligatoire de trouver une entreprise en alternance car il est aussi possible de faire un stage en fin d’année. Les périodes de stage sont prévues à partir du mois d’avril pour la première et seconde année. Pour ma part, je n’ai fait qu’un stage, en première année. J’étais assistante chef de projet dans une agence de relation presse dédiée aux influenceurs pendant 2 mois et demi. J’ai volontairement choisi un stage court car je passais déjà beaucoup de temps sur mon blog et il m’était difficile de jongler. En seconde année, j’ai eu la chance de ne pas faire de stage.

 

Parcours scolaire blogueur
Master web éditorial

 

Statut étudiant entrepreneur

C’est grâce au statut étudiant entrepreneur (plus d’infos ici) que j’ai pu me consacrer à mon blog. Ce statut a été créé comme par magie en septembre 2014, soit à ma rentrée de master 2. C’est pour cela que je n’étais pas contrainte de faire un stage en seconde année. En plus, j’ai aussi pu aménager le programme en fonction de mon profil et être dispensée de certains cours (rédaction web et anglais notamment). En fait, j’étais comme en alternance mais avec ma propre entreprise puisque j’ai le statut auto-entrepreneur depuis 2012. C’est vraiment ce qui m’a permis de faire une transition sereine vers un travail free-lance à temps plein et je suis extrêmement reconnaissante d’avoir pu en bénéficier.

Sachez que ce statut est valable pour les étudiants qui ont déjà une entreprise comme c’était mon cas mais aussi pour ceux qui ont pour projet de créer leur entreprise !

Et voilà le récap de mes 7 années post-bac ! Merci à tous ceux qui m’ont lue jusqu’ici ! Si vous n’avez pas le temps de commenter, n’oubliez pas qu’il y a un petit coeur en dessous de l’article dans la rubrique « PARTAGE ». Il suffit de l’effleurer pour me montrer que cela vous a plu. Une seconde chrono mais qu’est-ce que ça fait plaisir <3

J’espère que cet article pourra aider certains d’entre vous. N’hésitez pas à me dire si vous avez aussi des parcours similaires, suivi les mêmes formations ou fait non pas une, mais 2 années sabbatiques (je me sentirais moins seule/gourmande/coquine).

Et bien sûr, si vous avez des questions, j’y répondrais avec plaisir en commentaire sous cet article.

À très vite,
xx Chloé

ATTENTION !!! Mon témoignage ne peut garantir de l’état actuel des choses dans les formations que j’ai suivies. Par exemple, il se peut que les programmes aient changé donc n’oubliez pas de re-contextualiser.